L’INRS et le CNETE unissent leurs expertises pour accélérer l’innovation en bioprocédés
Nouveau partenariat
L’INRS et le CNETE unissent leurs expertises pour accélérer l’innovation en bioprocédés. Une entente institutionnelle a été signée entre l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE), en présence de Nancy Déziel, directrice générale du CNETE, David Chatenet, directeur du Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie, et Louis-César Pasquier, directeur du Centre Eau Terre Environnement.
Cette nouvelle collaboration mobilisera l’expertise de l’INRS et celle du CNETE autour de projets en bioprocédés fermentaires, avec l’objectif de rapprocher recherche, innovation et développement technologique. L’entente permettra notamment de proposer, au Québec, un continuum renforcé pour accompagner les entreprises dans la mise à l’échelle de leurs procédés, des étapes complexes mais essentielles avant la commercialisation.
Qu’est-ce qui a stimulé la naissance de ce partenariat?
L’INRS est un un établissement universitaire de recherche et de formation du réseau de l’Université du Québec consacrée aux grands enjeux scientifiques économiques, environnementaux, énergétiques et sociaux auxquels le Québec fait face
Le CNETE est un centre collégial de transfert de technologie (CCTT) affilié au Cégep de Shawinigan, reconnu pour son expertise en bioprocédés, en fermentation de précision, en technologies environnementales et en électrochimie appliquée, sont en effet des alliés naturels. Accompagnant les entreprises depuis plus de 33 ans, sa mission est d’accélérer les innovations, d’optimiser les procédés et d’en maximiser les retombées industrielles et économiques.
Le partenariat est né de la volonté mettre en commun les expertises complémentaires de l’INRS et du CNETE, alliés naturels.
L’entente-cadre repose sur une vision commune : renforcer la collaboration en bioprocédés, accélérer l’innovation et maximiser les retombées de la recherche. Elle permettra notamment de soutenir des projets d’intérêt commun et de contribuer au positionnement du Québec dans le secteur stratégique de la bioéconomie.
Ensemble, l’INRS et le CNETE pourront soutenir un éventail élargi de procédés pour répondre à des défis technologiques de plus en plus complexes, notamment dans des domaines émergents comme la fermentation de précision, offrant davantage de flexibilité et de capacité aux entreprises, tout en favorisant un développement plus rapide de solutions adaptées aux réalités industrielles.
Qu’est-ce qui est au cœur des recherches menées dans le cadre de ce partenariat?
Les bioprocédés fermentaires regroupent un ensemble de procédés qui utilisent des microorganismes pour produire, transformer ou récupérer des substances d’intérêt, notamment des protéines, mais aussi d’autres biomolécules. Ils sont au cœur de nombreuses applications en bioéconomie, en santé, en environnement et dans la valorisation des ressources.
L’entente vise à soutenir des projets qui permettront de faire progresser des technologies à différents niveaux de maturité, notamment en travaillant sur leur optimisation, leur validation et leur mise à l’échelle.

L’entente cadre entre le CNETE et l’INRS a été signée le 8 octobre 2026 lors de l’événement BIOHorizons, à Laval (Québec). De gauche à droite: David Chatenet, directeur du Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie, Nancy Déziel, directrice générale du CNETE et Louis-César Pasquier, directeur du Centre Eau Terre Environnement
En termes de ressources, quelle forme prend ce partenariat?
L’entente prévoit d’explorer les possibilités de partage d’expertises, d’infrastructures et de ressources, ainsi que le développement des compétences. Elle permettra de mettre en place une offre de service intégrée en bioprocédés et de faciliter l’accès à des capacités complémentaires en recherche et en développement technologique. Pour les équipes de recherche, cette complémentarité peut contribuer à franchir certaines étapes entre la preuve de concept en laboratoire et le développement de technologies à des niveaux de maturité technologique plus élevés.
Quelle est la plus-value pour les deux organisations de s’associer?
Le CNETE apporte une expertise en recherche appliquée et en développement technologique qui complète les capacités de recherche dirigée de l’INRS. L’INRS, quant à lui, prolonge les capacités de mise à l’échelle du CNETE grâce à ses installations de grande capacité, et notamment ses deux bioréacteurs de 2 000 litres. Cette proximité entre les deux organisations pourra faciliter le passage des connaissances vers des applications et favoriser le développement de technologies au-delà des premières étapes expérimentales. Pour l’INRS, c’est aussi une occasion de multiplier les projets interordres, interdisciplinaires et de renforcer les liens entre ses différentes expertises en santé, en environnement et en ingénierie.
Qu’est-ce qu’on peut espérer d’un tel partenariat?
Cette collaboration ouvre la porte à des projets communs qui pourront bénéficier d’un continuum allant de la recherche et de la conception jusqu’au développement et à la maturation technologique. À terme, les travaux pourraient contribuer à faire émerger de nouvelles solutions en bioprocédés et à renforcer leur potentiel d’application dans différents secteurs, qu’il s’agisse de la santé (mise au point de vaccins ou de médicaments), d’alimentation (ingrédients visant tant l’alimentation humaine qu’animale) ou encore de solutions de protection de l’environnement. Le partenariat vise également à accroître la valorisation des retombées scientifiques, technologiques et socioéconomiques issues de ces travaux.
Renseignements
Nicolas Viau | nviau@cnete.qc.ca | 819-531-8509
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